Ce site est dédié au génie bâtisseur de nos ancêtres.

Présentation

Toulouse est connue en France comme « la ville rose », un surnom en forme d'hommage à la brique de terre cuite qui fait sa chair depuis l'Antiquité. La brique a offert à la ville un riche patrimoine architectural que je vous propose d'explorer ici avec de nombreuses photos.

Un exceptionnel patrimoine de brique

Parce que la pierre manquait dans la région, Toulouse a noué au cours des siècles une relation particulière avec la brique. Peu de Toulousains ont une vraie connaissance de la grande richesse et diversité architecturale de leur ville, laquelle s'est bâtie en parallèle d'une histoire tumultueuse et non moins riche.

Ainsi la basilique Saint-Sernin, l'un des deux plus grands édifices romans d'Europe, a-t-elle été bâtie à l'époque où Raymond IV, comte de Toulouse, allait mener la première croisade au nom du pape pour conquérir la lointaine Jérusalem et où les foules de pèlerins se pressaient sur les chemins de Compostelle. Cela fait plus de neuf siècles.

Autre trésor de brique, le spectaculaire couvent des Jacobins symbolise le fait que c'est à Toulouse que l'ordre dominicain vit le jour en 1215, alors que Saint Dominique sillonnait la région pour contrer l'influence croissante du catharisme et ramener les croyants dans le giron de l'église catholique. Cette histoire se termina par une autre croisade, douloureuse, à l'encontre des comtes de Toulouse cette fois, et la création en 1229 d'une des plus vieilles universités du monde occidental.

Toulouse ne livre pas toutes ses richesses au premier coup d'oeil, lorsque la mode de la teinture bleue du pastel fit au XVIème siècle de la ville un des grands centres internationaux du négoce et lui amena une fabuleuse fortune, c'est cachés dans le secret de cours intérieures que se bâtirent quelques-uns des plus beaux hôtels particuliers d'Europe.

Cette courte énumération n'est qu'un échantillon de ce que la brique a apporté à l'architecture toulousaine, vous verrez sur ce site qu'il y a encore bien plus à connaître.


Vers un classement UNESCO ?

En 2014, le maire de la ville a lancé la démarche d'une candidature de Toulouse à un classement UNESCO à échéance de quelques années (10 à 15 ans selon un consensus). Il visait là un classement plus ambitieux que ceux qui concernent déjà la basilique Saint-Sernin, l'hôtel Dieu-Saint-Jacques (tous deux au titre des chemins de Compostelle en France) et le canal du Midi.

Faire acte de candidature à l'UNESCO... certains ont pu penser que c'était pour Toulouse une ambition déraisonnable ou un moyen de se faire de la pub. Ce serait oublier que le guide vert Michelin classe le Vieux Toulouse 3 étoiles (le maximum), distinction qui n'est accordée qu'à une poignée de centres historiques en France (avec seulement Lyon, Lille et Strasbourg). 3 étoiles également pour Saint-Sernin, l'église des Jacobins, l'hôtel d'Assézat... une telle densité architecturale et historique est rare, même à l'étranger. Or cette richesse est souvent mal connue et sous-estimée, il est vrai que la ville a encore des efforts à faire en matière de valorisation : Saint-Sernin est au milieu d'un parking, les Jacobins au fond d'une impasse un peu glauque, des hôtels particuliers parmi les plus beaux sont fermés au public et noirs de pollution (hôtel de Bernuy, hôtel de Bagis...). Le potentiel architectural et culturel est là mais il reste à le mettre en valeur, et le touriste ou le Toulousain moyen n'a pas actuellement les moyens de l'appréhender facilement s'il ne s'est pas dûment informé au préalable. Gageons cependant que la dynamique impulsée par ce projet de classement à l'UNESCO changera tout cela pour le mieux.

Et à vrai dire c'est dans le cadre de cette dynamique UNESCO que je me suis décidé à apporter mon écot modeste à ce vaste projet, sous la forme de ce site internet dont l'ambition est de vous faire découvrir les richesses et la diversité du patrimoine de brique de la vieille ville historique. Une diversité qui différencie Toulouse d'autres belles villes de brique telles qu'Albi, Sienne ou Lübeck.


La diversité de l'usage de la brique à Toulouse

J'ai essayé d'organiser ce site en fonction des divers usages architecturaux de la brique, ou plutôt devrais-je dire de la terre cuite, tels qu'on les rencontre à Toulouse. Vous retrouverez ces thèmes dans le menu de navigation vertical sur la gauche de l'écran.


Ce site n'est pas...

Malgré son nom ce site n'est pourtant pas un panorama complet de la brique à Toulouse : je me suis sauf exception limité à l'hyper-centre, dont le bâti est constitué de brique presque sans discontinuité. Les quelques incursions que je fais dans les faubourgs restent marginales.

Ce site n'est pas non plus un guide touristique. Certains hauts lieux du patrimoine toulousain n'y sont pas abordés, tel le canal du Midi, sans parler évidemment de la Cité de l'espace ou des usines Airbus. Quant aux musées je ne m'étends pas sur leurs collections.

Ce site enfin n'est pas l'oeuvre d'un historien, et malgré le soin que j'y ai apporté il est susceptible de recéler quelques erreurs ou approximations (rares j'espère). Merci de bien vouloir les excuser si vous en relevez, et de me prévenir !


Pour se repérer

Pour une vue aérienne globale du centre-ville avec ses principaux sites et monuments, cliquez sur la photo ci-dessous (tirée de Bing maps) :

Vue aérienne de Toulouse